Parce qu’on doit commencer par un premier pas, je vous partage en toute humilité et vulnérabilité mon histoire. Ou plutôt le chapitre de ma vie qui a agit comme catalyseur de transformation personnelle et qui m’a appris à créer ma vie à partir de moi-même, mes idéaux, mes désirs, mes rêves, plutôt que ceux des autres. Le moment où j’ai touché le fond et où j’ai dû me reconstruire entièrement pour survivre.
La descente
Dans mon histoire, j’ai moi-même entrepris un changement colossal il y a de cela près de dix ans. Tout a commencé par un burn-out, une écoeurantite aiguë d’un emploi épuisant et vide de sens où je me sentais mourir à petit feu. J’occupais un emploi salariée au centre-ville de Montréal alors que j’habitais dans la région de St-Jean-sur-Richelieu sur la rive-sud. Je venais d’acheter ma première maison avec mon premier chum et je pensais avoir réussi. C’était ça la vie d’adulte! Moi qui avait tant hâte de vieillir et de devenir une vraie adulte, avec toute la liberté qui vient avec. Selon la vision de mes parents, j’avais réussi! J’occupais un emploi stable, avec de bons avantages sociaux, des assurances dentaires et un bon fond de pension. Le rêve quoi! En plus, j’étais en couple avec mon premier amoureux, on planifiait d’avoir des enfants dans un avenir proche, on venait d’adopter un chien de rescue, on avait un spa et une piscine dans la cour, une belle maison avec verrière. Vraiment, j’avais TOUT pour être heureuse!
Et pourtant, je me sentais vide à l’intérieur. Je partais travailler en autobus avec plus d’une heure et demie à faire comme trajet pour me rendre au travail (autobus, metro, marche), pour ensuite faire un travail que je n’aimais pas et refaire le chemin inverse à la fin de la journée. Je revenais épuisée, vidée, en me demandant si c’était vraiment ça la vie. Je pouvais pas croire que ma vie serait cette réalité, répétée jour après jour. Je sentais qu’il manquait quelque chose. Je me souviens m’être souvent demandé : Ça ne peut pas être juste ça la vie? Je ne comprenais pas ce qu’il se passsait en moi, pourtant tous les gens que je côtoyais semblaient se satisfaire de cette réalité et ne jamais se demander si autre chose était possible. Je me sentais seule, dérangée et je perdais espoir en la vie peu à peu.
Le fond du baril
Moins d’un an après l’achat de ma nouvelle maison, j’ai dû partir en congé de maladie. J’étais allée rencontrer une médecin au privé en urgence parce que je sentais que ma situation empirait avec les semaines qui passaient. Je me souviens du questionnaire à remplir en début de séance qui servait à évaluer mon état actuel. Je l’avais rempli en toute sincérité, sans essayer de cacher ou de diminuer mon état réel : le désespoir. J’en étais rendue là, je ne pouvais plus continuer comme avant, je sentais quelque chose en moi de brisé. Comme si mes rêves de petite fille, mes aspirations pour ma vie d’adulte et tout ce qu’on avait attendu de moi s’était effondré. Ce n’était pas la vie que je voulais vivre.
Et le diagnostic est tombé : Dépression majeure, idées suicidaires, burn-out. Ouch. Je ne m’attendais pas à ça pour être honnête avec vous. Oui je sentais que j’étais en mauvaise état, mais jamais aussi pire. Et de voir un autre être humain me comprendre dans mon désespoir m’a permis de réaliser toute la gravité de la situation. J’avais perdu ma lumière et mon envie de vivre. Je ne voulais plus continuer, je ne voulais plus exister dans ce monde si c’était ce à quoi allait ressembler ma vie pour le reste de mes jours.
Alors j’ai commencé la thérapie avec une psychologue où on a entamé des séances de discussions. J’avais toujours été ouverte à la thérapie et la psychologie, moi qui rêvait de devenir psychologue au Cégep. Pourtant, à force de vivre les séances, je ne sentais pas qu’elles m’aidaient réellement. Je sentais que mon mal-être venait de beaucoup plus profond que cela. Je sentais qu’on ne touchait pas la réelle blessure, qu’on pataugeait simplement en surface. Et c’est là que j’ai su que j’aurais un certain travail à faire par moi-même, que tout ne se réglait pas en parlant à quelqu’un de mon enfance.
Par chance, j’avais aussi une médico-thérapie à suivre : des pillules de bonheur et des anti-dépresseurs. Ils m’ont grandement aidée à revenir à la surface et à ne plus vouloir disparaître de l’existence humaine.
La décision de changer
Vivre toutes ces remises en question et cette profonde renaissance si on peut appeler ça comme ça m’a amenée à tout questionner dans ma vie. Mon couple, ma maison, mon travail bien sûr, et mon existence entière. Le changement était la seule solution.
Et j’y suis allée ALL IN.
J’ai pris la décision de changer de travail et d’essayer quelque chose de nouveau près de la maison.
J’ai pris la décision de me séparer de mon premier chum après 7 ans de relation (et le chien en même temps).
J’ai pris la décision de vendre la maison, cette première maison que j’avais tant espéré et tant aimé, et pourtant celle qui m’avait vue descendre au plus creux de mon existence.
Mais ça ne finissait pas là, parce que quand on entreprend un changement aussi important que celui-ci, la vie a le tour de nous apporter d’autres événements pour nous prouver qu’on n’a plus le choix que de choisir différemment.
Après 1 an et demi à essayer de vendre la maison, mon ex-conjoint et moi avons dû faire faillite.
J’ai dû tout recommencer à zéro. J’avais 23 ans. Le changement était mon quotidien, il était devenu ma norme.
Je suis retournée habiter chez mes parents dans un condo 4 1/2 avec une simple chambre comme forme d’intimité. Je suis retournée à l’école pour reprendre mes études de sciences humaines. J’ai rencontré l’homme de ma vie avec qui je suis toujours aujourd’hui et pour toujours (Je le souhaite fortement!). J’ai dû faire face à la vie avec une faillite en poche à l’âge de 23 ans.
Se changer soi
Je ne vous mentirai pas en disant que cette époque de ma vie a été la plus souffrante. Elle m’a demandé une dose infinie de courage, de confiance en moi et en mon pouvoir de changer.
Parce que non seulement je changeais de vie, mais je réalisais que si je voulais que ce changement perdure, je devais me changer moi avant tout. Le changement est une porte qui ne s’ouvre que de l’intérieur. Pour changer sa vie et l’améliorer, on doit commencer par se changer soi. Et c’est ce chemin que j’ai osé entreprendre il y a maintenant dix ans. Me changer. Transformer la femme que j’étais. Celle qui avait fait des choix inconscients pour plaire aux autres et pour rentrer dans le moule. Celle qui avait permis à sa vie de partir à la dérive sans lever le petit doigt.
Pour créer la vie qui ME correspond. J’ai commencé à changer radicalement, à me questionner, à m’introspecter, à me respecter. J’ai enfin commencé à suivre ma propre voie et marcher mon propre chemin.
J’utilise le mot OSER parce que bien que tous ces événements étaient essentiels pour ma propre transformation, c’est bien moi qui ait décidé d’y répondre en empruntant un chemin différent. J’aurais pu au contraire me laisser aller à la déprime et continuer comme avant, en blâmant les autres et la vie pour ma misère. J’aurais pu choisir le rôle de la victime et laisser mon pouvoir entre des mains extérieures. Mais j’ai fait autrement. J’ai choisi de reprendre le contrôle de ma vie et de la changer pour de bon.
Et aujourd’hui, dix ans plus tard, je ne saurais exprimer toute ma gratitude pour la femme que j’étais. Celle qui a eu le courage de se choisir et de choisir son bonheur. Celle qui a choisi de changer sa vie de A à Z. Et bien que je vive une vie merveilleuse, alignée à mon identité renouvelée, je suis encore sur le chemin du changement, et je le serai toujours. Le changement est un processus inachevable. C’est le chemin de la vie consciente. Chaque jour qui passe, je deviens de plus en plus celle que j’aspire à être. Puisqu’on est constamment en mouvement, sur le chemin du retour à soi et de la vie qu’on est destiné à vivre.
La naissance de Jour après Jour
Jour après Jour est donc la somme de ces années de transformation personnelle, professionnelle, émotionnelle et spirituelle. Ce que j’aurais aimé avoir comme outils pour me supporter dans mon cheminement. L’univers que j’aurais aimé découvrir lorsque ma vie a perdu tout sons sens et que j’ai dû me rebâtir à partir de zéro.
Mon parcours m’aura demandé dix ans d’essais-erreurs, de leçons, d’échecs, de révélations, de pleurs, de joies et de transformation. Dix ans parce que je ne savais pas ce que je faisais, je naviguais à tâtons dans le noir. Jour après Jour est donc l’aboutissement de toutes ces expériences qui ont servi à me changer et transformer mon existence toute entière. Dix ans de tests pour finalement créer un univers bienveillant, doux et féminin pour les femmes qui sont prêtes à passer à l’action et choisir la voie du changement.
Pour les femmes qui comme moi je l’ai vécu, ont besoin de changer certains aspects de leur réalité actuelle (ou tous!), et qui ont besoin de se reconnecter à elles pour le faire en cohérence avec leur vraie nature. Pour ces femmes qui sentent qu’elles ont besoin de support et d’une direction claire pour avancer vers une nouvelle vie, celle qui les fait vibrer du plus profond de leur être.
Merci pour ta lecture, et merci pour ta présence chère âme.
Au plaisir de te recroiser dans l’univers de Jour après Jour.
Steph xx